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15 août 2018

Exposition : La Cigogne noire à l’honneur au lac du Der (52)

Du Lundi 02/07 au 31/08/2018 La LPO Champagne-Ardenne propose deux expositions photographiques…
10 août 2018

La migration des Cigognes noires est entamée...

Depuis le 28 juillet 2018, alors que les dernières nichées ne se sont pas encore envolées, les…
1er août 2018

Correction de beugs et mise à jour du site

Pour information, les pièces jointes ne s'affichent plus correctement. Une maintenance du site…
4 mars 2018

La migration des Cigognes noires s’amplifient en France...

Depuis quelques jours, la migration des Cigognes noires s'amplifie et va désormais…
8 février 2018

Observation de la Cigogne noire dans les rizières du Guadalquivir (Séville – Espagne)

Les ornithologues espagnols responsables des comptages des migrateurs à Gibraltar, ont mesuré la…

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Reproduction

Espèce monogame, elle est mature dans sa troisième année.

Retour des couples nicheurs :

Les couples nicheurs reviennent des zones d’hivernage africaines fin février - début mars. Parfois d’anciens nids peuvent être fientés en début de saison mais ne seront pas réutilisés, laissant penser à tort à un échec de nidification (abandon de site).

L’arbre support :

En général, le nid est construit sur un gros arbre. En France, le Chêne est l’essence la plus prisée, suivie du Pin maritime en région Centre, puis du Hêtre dans quelques cas.

Dans certains pays (Péninsule Ibérique, Turquie…), la Cigogne noire niche en falaise ; dans d’autres, sur des bâtiments ou des ruines.

Une nidification a été signalée dans un chêne d’émonde dans une haie.

Le nid se situe sur un arbre à une douzaine de mètres du sol en moyenne (variant entre 7 et 21 mètres de haut), et le plus souvent à quelques mètres écarté du tronc sur une branche latérale, et au bord d’une trouée.

L’aire :

En hiver, l’aire présente une allure relativement plate et peu spectaculaire.
Le nid, constitué de branchettes, peut atteindre deux mètres de diamètre et jusqu’à 1,5 mètres d’épaisseur, en début de saison, au moment du rechargement par les adultes à partir du mois de mars. La cuvette intérieure est garnie de mousse.

L’aire est en général située, au bord d’une trouée, à la base du houppier sur une branche latérale au niveau d’une fourche, le plus souvent à quelques mètres du tronc. Plus rarement, le nid est construit dans l’axe du tronc. Les aires situées au coeur du houppier sont beaucoup plus rares.
Dans les pins, principalement le Pin maritime, la majorité des nids est construite dans l’axe du fût au niveau d’une déformation du tronc.
Le nid se situe sur un arbre à une douzaine de mètres du sol en moyenne.

La Cigogne noire utilise souvent des aires de rapaces, notamment celles de Buse variable et d’Autour des palombes.

Une aire peut être utilisée plusieurs années : 9 années consécutives en France dans les Ardennes et jusqu’à 37 ans en Lettonie.

Mais la Cigogne noire est moins attachée à un nid qu’à un canton forestier. Il y a habituellement un deuxième nid à une distance variant de quelques centaines de mètres à 3 ou 4 kilomètres.

Le changement de nid d’une année sur l’autre peut être provoqué par un échec de nidification l’année précédente ou par une modification de l’aspect paysager aux abords immédiats du nid. Les causes de changement de site d’une année sur l’autre ne sont pas toujours clairement identifiées. En de bonnes conditions (absence de dérangement), un nid peut être occupé plusieurs années de suite.

De la ponte à la naissance... :

La femelle pond de un à cinq oeufs, de fin mars à mai. La couvaison dure 32 (jusqu’à 38) jours et est assurée par les deux adultes alternativement. Durant toute cette période, la discrétion des cigognes noires est totale. Les cigogneaux, dans leur grande majorité, naissent fin avril - début mai (jusqu’à début juin).

L’élevage des jeunes... :

Le séjour au nid dure 63 à 71 jours, pendant lesquels les parents les nourrissent à raison de 4,5 ravitaillements par jour en moyenne .

On estime qu’il y a en France 20 à 30 nichées par an. Il y a en moyenne 3,34 jeunes viables à l’envol par nichée (moyenne sur 32 nids bagués en France depuis 1995).
Dans des pays à forte densité, la productivité est moins importante (1,05 en Estonie en 2002).

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